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Portrait de Thierry, du comité des fêtes de Râches

Une image contenant habits, personne, chaussures, table

Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.Parfois, on ne s’attarde pas sur certaines rencontres, pensant tout simplement que nos univers ne se rejoignent pas vraiment.

 

Et pourtant, il suffit d’un pas vers l’autre, d’un moment partagé, pour découvrir que la solidarité et l’esprit d’entraide parlent le même langage.

 

C’est avec la volonté d’aller à la rencontre de ce qui se vit au-delà des portes de notre paroisse, et convaincus que c’est ENSEMBLE que nous œuvrons à un monde meilleur, que nous avons rencontré Thierry et son « Comité Des Fêtes ».

 

Mais peut-être, les avez-vous déjà croisés à la maison paroissiale ?

 

Chaque année, le Comité y pose joyeusement ses quartiers, le temps de la Fête nationale. Et très souvent, lorsque nous organisons un événement comme les « 24 h pour Dieu », Thierry et son équipe répondent présents, toujours prêts à prêter “main-forte” — matériel, réfrigérateurs ou tout ce qui peut contribuer à faire de ces moments partagés de belles réussites.

 

Thierry, qui es-tu ?
logo comite des fetes - raches (1) logo comite des fetes - raches (1)  « Je suis président du Comité des fêtes de Râches depuis 35 ans. Le bénévolat, c’est une histoire de famille : de mes grands-
parents à mes parents, puis avec Blandine, mon épouse et Perrine et Laurine, nos filles.
Depuis, Perrine nous a quittés mais nous avons choisi de rester au service du village, avec simplicité et constance. Je suis athée, mais profondément respectueux de la foi et des valeurs que vous portez et convaincu que nous pouvons faire de belles choses tous ensemble »

 

Comment définirais-tu le Comité Des Fêtes ?
« C’est une association “para-municipale” d’une quarantaine de bénévoles, aux moments forts, sans qui, rien ne serait possible.
Nous organisons des manifestations, des voyages, des soirées à thèmes, de la marche ou du bien-être… tout ce qui permet de
créer du lien dans une société individualiste et de participer à l’animation du village.
Nous restons toujours à l’écoute des souhaits des habitants et des adhérents : nos animations naissent souvent de leurs idées et de leurs envies.

Une cotisation est demandée, non pas comme un simple droit d’entrée, mais comme une manière de rappeler que le CDF n’est pas qu’un lieu de consommation : c’est un véritable engagement participatif, des deux côtés.

Nous attachons une importance particulière au fait que chaque manifestation reste ouverte à tous, sans barrière financière.
C’est une mission essentielle pour le CDF. Les règlements des sorties et certaines animations peuvent ainsi être échelonnés
afin que chacun puisse y participer. »

 

Le CDF est aussi très engagé dans des actions solidaires. Peux-tu nous en dire plus ?
« Nous menons régulièrement des actions avec les écoles : collectes de chaussures, de vêtements ou de boîtes de Noël pour les plus démunis.
Nous avons aussi soutenu l’Oeuvre des Pupilles pour les Orphelins des sapeurs-pompiers de France, en hommage au lieutenant Clarisse, disparu lors de l’incendie de l’église Saint-Léonard.
Depuis quelques années, le comité collabore aussi avec Action Froid Douai pour les maraudes.
Grâce à la jouissance de la cuisine de la salle des fêtes et la bonne entente entre associations, les repas sont préparés le samedi, réchauffés le dimanche et distribués encore chauds. C’est une attention précieuse pour les cœurs comme pour les corps, surtout en hiver.
Notre prochaine maraude de Noël aura lieu fin décembre. D’autres aides ont également pu être apportées via des projets concrets : achats de matériel, thermos, équipements nécessaires sur le terrain. »


Thierry, qu’est-ce qui te marque le plus lors de ces moments de partage ?
« Les sourires, la politesse, la gentillesse, le respect des bénéficiaires… Ce sont ces petits mots et ces regards qui nous touchent le plus. Et désormais, une belle complicité s’est installée : Sélène, 8 ans, participe activement à la préparation de chaque maraude. Une vraie petite mascotte, symbole de cette solidarité qui se transmet déjà aux plus jeunes.
Enfin, Le CDF soutient bien entendu des associations râchoises telles que Yovos En Partage à travers diverses manifestations dont la participation à l’organisation de soirée solidaires,par exemple..
Ces moments de partage nous ont peu à peu rapprochés de l’association, jusqu’à ce que Blandine et moi devenions parrain et marraine d’une petite Vanessa, au Togo à travers les parrainages proposés par l’association .
Un engagement de cœur qui prolonge naturellement l’esprit de solidarité vécu ici, à Râches. »

 

Du “cœur des fêtes”, comment en êtes-vous arrivés à ces actions solidaires ?
« Tout a commencé avec Florent, membre du Comité, et sa maman, très investis dans nos actions.
Grâce à eux, nous avons découvert le monde du handicap et vécu de beaux échanges avec les enfants de l’école du Vert Bocage, à Tournai.
De cette rencontre sont nées des soirées solidaires et des échanges entre les écoles de Râches et celles du Vert Bocage.
Voir les enfants jouer ensemble sans se poser de questions, c’est quelque chose de magnifique... “Je kiffe”
Ces moments nous ont appris beaucoup : comprendre, connaître, et vivre avec nos différences, est une richesse.
Et tout naturellement, d’autres actions ont suivi. Florent, comme moi, est un fervent supporter lensois. Il est vite devenu mon compagnon de matchs : je l’emmenais régulièrement à Bollaert et en extérieur, et je peux vous dire que Florent a rapidement trouvé sa place !
Très vite, Florent est devenu la mascotte des gradins, connu et apprécié de tous. Tout comme il l’était devenu naturellement au CDF.Aujourd’hui, lui et sa maman ont déménagé, mais ils continuent de faire partie du conseil d’administration du comité.
Ils participent désormais aux réunions en visio. Même à distance, le lien reste fort et vivant. »

 

Thierry, 3 vœux à déposer au pied du sapin: Quels seraient-ils?
« De suite je dirais:
Respectez-vous les uns les autres.
Aimez-vous les uns les autres.
(Regards-sourires)
Et… arrêtez les guerres ».
Portrait recueilli par Sylvie Skotarek

 

Article publié par emmanuel canart • Publié le Vendredi 28 novembre 2025 • 9 visites

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